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Les métiers à explorer dans le génie électrique en 2023

Nicet 18/08/2026 13:00 9 min de lecture
Les métiers à explorer dans le génie électrique en 2023

Vous vous souvenez du temps où l’électricien du coin réglait tout en un clin d’œil, du disjoncteur aux lampes à incandescence ? Aujourd’hui, les installations électriques ressemblent davantage à des cerveaux technologiques qu’à de simples circuits. Le courant fort, le courant faible, les systèmes intelligents - tout s’entremêle, exigeant des compétences bien au-delà du simple câblage. Ce n’est plus une question de brancher, mais de concevoir, superviser, et anticiper. Et dans ce nouveau paysage, se former ou recruter devient un enjeu stratégique autant qu’opérationnel.

Les nouveaux piliers de l'ingénierie électrique en 2023

Il n’y a pas si longtemps, l’ingénieur électricien intervenait surtout en phase finale d’un projet. Aujourd’hui, il entre en scène dès le départ. Son rôle ? Concevoir des systèmes électriques intelligents, capables de s’adapter à la demande, de gérer les pics de charge, et de s’intégrer à des environnements industriels ou tertiaires complexes. Ce changement de paradigme repose sur une réalité simple : un projet électrique réussi commence par une étude technique rigoureuse. Cela implique de cartographier les besoins, modéliser les consommations, simuler les comportements du réseau via des logiciels spécialisés, et tout cela avant le premier fil posé.

Cette phase initiale est cruciale, car elle détermine la performance, la sécurité et la durabilité du système. Et puisqu’on parle de sécurité, elle n’est plus une option : elle est encadrée par des normes exigeantes comme la NFC 15-100 ou la IEC 60364, qu’il est impossible d’ignorer. Ces cadres imposent notamment des dispositifs de protection tels que les disjoncteurs différentiels, ou des systèmes anti-incendie comme le DAS ou le SSI. En amont comme en aval, chaque décision technique doit être anticipée, validée, et tracée.

Pour piloter ces infrastructures complexes, faire appel à des professionnels possédant des compétences reconnues en génie électrique est un gage de sécurité. Ces experts maîtrisent non seulement les aspects physiques du courant, mais aussi la gestion de projet, la coordination pluridisciplinaire, et surtout, les habilitations électriques obligatoires - BR, BC ou B2V - qui encadrent chaque intervention. Sans ces certifications, pas d’accès aux chantiers. C’est une règle du jeu incontournable, et elle protège autant les travailleurs que les installations.

Débouchés stratégiques : de l'automatique à la transition énergétique

Les métiers à explorer dans le génie électrique en 2023

L’automatisation et le pilotage intelligent

Les usines modernes ne fonctionnent plus à la main. Elles sont pilotées par des automates programmables (PLC), des réseaux de communication industrielle (Modbus, Profibus), et des systèmes de supervision SCADA. Ces outils permettent une remontée d’information en temps réel, une détection précoce des anomalies, et surtout, une rationalisation de la production. Ce n’est plus une simple question de câblage : c’est de l’ingénierie en temps réel. Et pour les techniciens et ingénieurs formés à ces outils, les opportunités sont croissantes.

Le boom des énergies renouvelables et de la mobilité

Avec la transition énergétique, le photovoltaïque de grande envergure - plusieurs MWc sur des toits d’entrepôts ou des friches industrielles - s’impose comme un pilier incontournable. Parallèlement, le déploiement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques (IRVE) explose. Ce n’est pas seulement une affaire de bornes : il s’agit de concevoir des systèmes d’alimentation, de gestion de charge, et de stratégies d’autoconsommation. Pour les entreprises du secteur, ces projets représentent une source de revenus récurrente et pérenne.

La maintenance préventive et la sécurité

La panne coûte cher. Alors, plutôt que d’intervenir après coup, les professionnels du génie électrique misent de plus en plus sur la maintenance préventive. Des outils comme la thermographie infrarouge permettent de détecter les points chauds, les connexions défectueuses, les surcharges invisibles à l’œil nu. C’est de la prévention pure, qui évite des arrêts coûteux, voire des accidents. Et sur ce terrain, la conformité aux normes reste un socle indépassable.

  • 🔧 Automatisme industriel : maîtrise des PLC, SCADA et réseaux de communication
  • Infrastructures de recharge : conception, installation, maintenance des bornes IRVE
  • 🌡️ Maintenance prédictive : utilisation de la thermographie et des systèmes de supervision

Panorama des qualifications et niveaux de rémunération

Les formations incontournables du secteur

La voie la plus directe vers le génie électrique passe par un BTS en électrotechnique ou un DUT en GEII, souvent suivi d’une licence professionnelle. Mais pour viser des postes d’ingénierie ou de chef de projet, un bac +5 reste l’objectif. Les écoles d’ingénieurs spécialisées en énergie, automatisme ou électronique forment des profils capables de concevoir des systèmes complexes, pas seulement de les installer. Et ce que recherchent les recruteurs aujourd’hui, c’est la double compétence : une solide base technique, couplée à des capacités en gestion de projet, coordination d’équipes, et pilotage budgétaire. Le profil idéal, c’est celui qui parle à la fois aux techniciens et aux directions.

Perspectives de carrière pour les entrepreneurs

Le marché du génie électrique est porté par des besoins récurrents : maintenance, modernisation, projets de transition énergétique. Pour un entrepreneur, cela ouvre la porte à des contrats de service pérennes, souvent plus stables que les simples chantiers d’installation. Créer une entreprise spécialisée dans la supervision industrielle, la maintenance préventive ou les IRVE, c’est s’adresser à un tissu d’entreprises qui cherchent des prestataires fiables, formés, et certifiés. Et tant que la sécurité et la performance resteront des priorités, la demande ne faiblira pas. Créer une structure agile, bien positionnée sur un créneau technique, ça peut vraiment faire la différence.

💼 Poste🎓 Diplôme requis🛠️ Domaines techniques💰 Salaire junior
Technicien en automatismeBTS/DUTPLC, réseaux Modbus, supervision SCADA28 000 € annuels
Spécialiste IRVECertification IRVE + formation continueInstallation et maintenance des bornes, réglementation30 000 € annuels
Ingénieur études électriquesÉcole d’ingénieursÉtude de charge, modélisation, normes IEC40 000 € annuels
Expert thermographieFormation spécialisée + habilitationDiagnostic par infrarouge, analyse prédictive35 000 € annuels
Chef de projet photovoltaïqueMaster ou école d’ingénieursAutoconsommation, raccordement, optimisation45 000 € annuels

Les questions des visiteurs

Vaut-il mieux se spécialiser dans le courant faible ou le courant fort ?

Les deux spécialités sont complémentaires, mais répondent à des besoins différents. Le courant fort concerne la distribution d’énergie, les moteurs, les tableaux électriques - une expertise physique et puissante. Le courant faible, lui, traite des données, de la sécurité, de la domotique, de la supervision. Aujourd’hui, la valeur s’ajoute là où les deux se croisent : dans les systèmes intelligents qui combinent alimentation et communication. Celui qui maîtrise les deux, c’est dans le mille.

Puis-je devenir installateur IRVE en étant déjà artisan électricien ?

Oui, et c’est même une excellente opportunité. Mais attention : le statut d’installateur IRVE n’est pas automatique. Il exige une formation certifiante spécifique, réglementée, qui couvre la sécurité, les normes de raccordement, et les spécificités techniques des équipements. Une fois cette certification en poche, vous pouvez ajouter cette activité à votre portefeuille client, avec un service récurrent et bien rémunéré. Ça ne mange pas de pain d’investir dans cette qualification.

Que se passe-t-il après l'immatriculation d'une société de génie électrique ?

Immatriculer, c’est juste le début. Ensuite, il faut structurer : définir son offre, choisir ses partenaires fournisseurs, se former aux nouvelles normes (comme l’IRVE ou la thermographie), et surtout, prospecter activement. Les entreprises du secteur recherchent des sous-traitants fiables, bien formés, et certifiés. Ce n’est pas qu’un papier : c’est un gage de sécurité. Et dans ce milieu, la confiance se gagne sur des projets concrets, bien menés.

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